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Comment développer les compétences du manager ?

Cultiver la gestion de ses émotions
La gestion des émotions est capitale pour un manager : maîtriser les siennes, comprendre celles des autres et en tenir compte dans la vie quotidienne de l’équipe.
Imaginons un collaborateur qui, contre son habitude, répond sèchement aux demandes qu’on lui adresse. En gardant son sang-froid, on peut se rendre compte que son attitude tient sans doute à autre chose : une surcharge, un souci personnel, une tension avec un collègue. Plutôt que de réagir sur le même ton, mieux vaut lui laisser un peu d’air et lui proposer d’en parler plus tard, au calme et en tête-à-tête.
C’est ce que l’on appelle l’intelligence émotionnelle, une aptitude à cultiver au quotidien quand on veut bien manager. Savoir faire preuve de diplomatie montre que l’on est sûr de soi et que l’on se maîtrise. Cela suppose aussi une ouverture d’esprit, indispensable à une bonne communication.
Ne pas faire de privilégiés
Un manager est aussi un médiateur, et un médiateur doit être impartial. Parmi les membres de son équipe, certains ne partagent pas toujours sa vision : ils doivent pourtant être logés à la même enseigne que ceux qui l’approuvent. Là encore, c’est en maîtrisant ses émotions que l’on parvient à mettre tout le monde sur un pied d’égalité.
Avec les collaborateurs dont on se sent proche, il faut éviter les propos qui pourraient leur laisser croire qu’ils sont privilégiés. La sagesse managériale consiste à tenir un discours qui inclut chacun, dans un esprit fédérateur. Le sentiment d’injustice abîme vite une équipe : il se remarque tout de suite, et s’oublie lentement.
Prendre du recul pour anticiper
Le manager est bien placé pour connaître le rôle, les qualités et le tempérament de chacun des membres de son équipe. Des outils peuvent l’y aider : un test DISC, par exemple, donne une grille de lecture des comportements de chacun, à condition de ne pas la transformer en étiquette. Le manager dispose ainsi d’une vue d’ensemble :
- du fonctionnement de l’équipe ;
- de l’atmosphère de travail ;
- des interactions entre collègues.
C’est en prenant du recul pour observer l’équipe et chacun de ses membres qu’il peut analyser la situation avec justesse. Il sait alors ce qu’il est bon d’encourager pour que le travail avance. Il repère aussi, du même coup, ce qu’il faut désamorcer tôt pour préserver la cohésion du groupe : une rivalité naissante, une surcharge, une incompréhension qui s’installe.
Savoir établir les règles de concert avec ses collaborateurs
Chaque membre d’une équipe doit connaître aussi bien les grandes orientations d’un projet que le rôle précis qui lui revient dans l’atteinte des objectifs communs. Établir les règles avec ses collaborateurs, plutôt que de les imposer, les rend plus faciles à respecter. C’est aussi l’occasion de confier à chacun la place qui lui convient, en fonction de ses compétences et de sa personnalité.
Pour progresser, un manager doit par ailleurs s’exercer à :
- fixer des objectifs à chacun ;
- distinguer ceux qui ont besoin d’être accompagnés de ceux qui ont besoin de plus d’autonomie, et adapter son style de management au profil de chacun ;
- se faire accompagner lui-même, par exemple par un coach professionnel.
Cette organisation facilite le suivi, en rendant le manager disponible pour :
- prodiguer des conseils ;
- valider un travail ;
- réorienter un collaborateur ou une tâche ;
- encourager, etc.
Savoir donner le bon exemple
Un leader exemplaire est cohérent entre ce qu’il prône et ce qu’il fait. C’est à cette condition qu’il se sent à l’aise dans son rôle de dirigeant : lorsqu’on incarne la droiture, on inspire confiance et respect autour de soi.
La meilleure façon d’encourager la ponctualité et l’assiduité reste d’être soi-même ponctuel et assidu. De même, prôner l’entraide ne doit pas rester un discours : il faut, à l’occasion, donner l’exemple en aidant soi-même un collègue qui en a besoin.
Montrer sa confiance
Faire confiance à ses collaborateurs les responsabilise. Quand une mission leur est déléguée, ils comprennent qu’on les juge capables de la réussir, et la plupart s’investissent d’autant plus pour ne pas décevoir. Déléguer ne veut pas dire abandonner : le manager reste disponible et convient avec la personne de quelques points d’étape.
En retour, reconnaître la qualité du travail fourni, féliciter et encourager sont essentiels à l’épanouissement de tous. Les compliments comptent, mais la reconnaissance passe aussi, quand c’est possible, par des marques concrètes : nouvelles responsabilités, évolution de poste, rémunération.
Respecter sa parole
Chacun, pour être crédible, doit tenir parole ; on l’exige plus encore d’un manager. Celui dont les actes contredisent les propos devient vite la cible des critiques, et perd son autorité. Développer ses compétences managériales passe donc par la cohérence entre ce que l’on dit et ce que l’on fait.
Un manager exemplaire est celui qui travaille sans cesse à progresser. L’humilité, le sens de l’observation et l’empathie sont des qualités précieuses ; savoir faire de la place aux autres et les responsabiliser l’est tout autant.